Il est important de fêter Noël autrement

Joyeux Noël

« Les anges dans nos campagnes ont entonné l’hymne des cieux et l’écho de nos campagnes redit ce chant mélodieux : Gloria in excelsis Deo ». 

C’est le 25 Décembre, le monde entier fête Noël. Bûches de Noël, cadeaux de tout genre, Papa Noël, dinde, rire, joie, orgie, beuverie, sorties, crèches lumineuses, messe, … meublent notre quotidien en cette période.

Mais que célébrons-nous à Noël ?

A Noël, nous commémorons la naissance de Jésus, le Christ, l’Emmanuel, Dieu fait homme, le Sauveur du monde. Les Saintes écritures révèlent  qu’il est né au temps du premier recensement sous le règne de Quirinius, gouverneur de la Syrie. Son père adoptif, Joseph étant monté à Bethléem, son village natal pour se conformer à la règle avec sa mère, Marie. Pendant ce temps, Marie est prise par les douleurs de l’enfantement. N’ayant plus de place pour eux dans la salle commune, elle mit au monde son fils premier-né, l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire. Cette nouvelle fut portée à des bergers qui vivaient non loin par des anges. Ces derniers, s’empressèrent pour aller voir ce nouveau-né et lui apportèrent des présents : l’or, l’encens et la myrrhe.

Au-delà de l’aspect mirobolant de ce récit se cachent trois réalités un peu déconcertantes :

  • le manque de place dans la salle commune,
  • les conditions de naissance de l’enfant (dans une mangeoire),
  • la présence des bergers.

Pourquoi Noël autrement ?

Les trois réalités ressorties dans le récit de la nativité du Christ sont bien celles de nos temps. A Noël nous commérons la venue au monde d’un enfant dans un couple d’orient. En un mot, nous célébrons avec faste un foyer de migrants de l’orient en quête d’un abri. Mais force est de constater qu’aujourd’hui, des milliers de migrants, de démunis et autres nécessiteux frappent à nos portes, fuyant la guerre, la faim, les catastrophes  naturelles, en quête d’un minimum de mieux être. Malheureusement, ils se heurtent à la pierre de nos cœurs, incapables de leur offrir gîte et couvert pour soulager un tant soit peu leur peine. Et pourtant, des bêtes nous donnent un exemple de l’hospitalité. elles qui ont partagé tout ce qu’elles avaient comme toit avec cet Enfant-Roi se débarrassant même de leur mangeoire ! Quel bel exemple d’humanisme !

Sachons, à l’image de ces bêtes dans la crèche, de ces bergers venus apporter des présents à l’enfant que nous célébrons à Noël, partager avec le pauvre à côté de nous le peu de notre pauvreté qui nous différencie de lui. Demandons à celui que nous fêtons d’ouvrir nos mains qui se ferment pour tout garder car le pauvre a faim devant nos maisons : qu’il nous apprenne à partager !

Joyeux Noël à tous, fêtons bien mais autrement !

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